Morrigan K. Stern en interview pour Damnations !

14 Mars 2014 , Rédigé par Isabelle Haury Publié dans #Interview, #Damnations

Morrigan K. Stern en interview pour Damnations !

Isabelle Haury : Auteure dans le recueil de nouvelles à paraître Damnations, tu es aussi en charge des illustrations de chacun des textes. Peux-tu, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, nous en dire un peu plus sur toi ?

Morrigan K. Stern : La curiosité est un vilain défaut ! Garder une part d’ombre je trouve ça super cool ! Une aura de mystère… aucune photo, aucune approche possible, l’écrivain reclus dans son monde….Nan j’rigole ! J’suis pas imbue de ma petite personne à ce point tout de même ! Suis une femme déjà -comment ça tout le monde sait ? …. Mince alors ! Aucune révélation fracassante du coup… Vais devoir trouver autre chose. Voyons voir…- paradoxale, bipolaire, chiante, souvent dans la lune… tout ça aussi vous saviez ??? Flûte de zut ! Ben alors j’vois pas quoi dire d’autre ! Sauf que c’est ma première publication en tant qu’auteure, de même qu’illustratrice alors que j’avais pas retouché à un crayon depuis plus de 10 ans, vie familiale et professionnelle oblige ! Jackpot quoi !

IH : Comment t’es venue, d’une part le gout de l’écriture, et d’autre part celui du dessin?

MKS : Depuis toute petite j’ai toujours eu un crayon ou un pinceau à la main. La lecture et le dessin étaient mes seules passions et je m’y plongeais dès que j’en avais l’occasion. L’écriture m’est tombée dessus d’un coup, récemment, sans que je réalise vraiment. Du jour au lendemain je me suis dit : « y’a tellement de nouveaux auteurs qui se lancent et font partager d’autres mondes, ouvrent d’autres perspectives de création, alors…pourquoi pas moi ? ». Le dessin est un pan de temps figé, un micro-espace qui s’’impose à l’imaginaire dans toute sa complexité, son foisonnement d’images et de trames d’aventures possibles, mais elles demeurent privées, intimes, et je ne peux concentrer tout cet univers qu’en un seul trait, le résumer en un unique instant visuel. Et c’est terriblement frustrant, il faudrait des toiles gigantesques pour peindre une fresque ! Ou alors faire une B.D. Mais je ne maîtrise malheureusement pas cet art de pouvoir reproduire à l’infini le même personnage. Alors j’ai tenté la plume. J’avais une amorce d’histoire qui me titillait les neurones depuis un moment et un soir, à minuit pétante, j’ai griffonné quelques mots dans un cahier… Résultat : nuit blanche, une quantité phénoménale de pages noircies (je n’avais plus écrit autant depuis les disserts de philo !), et dès le lendemain je basculais tout sur le clavier de l’ordi. Qui ne tente rien n’a rien ! Au pire ce ne peut être qu’une expérience enrichissante !

IH : Damnations s’articule autour du thème du Paranormal, n’est-ce pas un obstacle à la créativité que de travailler toujours dans le même univers ? Comment procèdes-tu pour que tes dessins ne se ressemblent pas ?

MKS : L’univers paranormal et fantastique me fascine et je ne pourrai jamais me lasser de travailler dans ce monde car justement il n’y a aucune règle, aucune mesure ! Tout est possible ! C’est le monde de la démesure, de l’imaginaire poussé à son paroxysme. On peut créer ce qu’on veut, de la façon qu’on veut ! Une évasion de l’espace-temps plan-plan du quotidien, un rêve à l’état brut ! Pour le recueil, je me suis basée sur chaque nouvelle, j’ai extirpée la trame qui me paraissait la plus juste pour illustrer l’univers de l’auteur, et comme ils sont tous différents… aucun ne se ressemble vraiment.

IH : Comment se passe la collaboration avec les différents auteurs de Damnations ? Interviennent-ils d’une manière ou d’une autre durant ton travail d’illustration ?

MKS : Le groupe est vraiment génial ! Un peu réservé au début car personne ne connaissait véritablement personne, puis à force d’échanger, plaisanter, communiquer… les affinités se sont trouvées, de très belles rencontres, vraiment ! Je propose l’esquisse des dessins faits à ma sauce dans un premier temps à l’ensemble du groupe, ils jugent, commentent, l’intéressé du jour me donne ses préférences et c’est parti ! J’ai eu plus de souci à communiquer à mon crayon mes propres exigences finalement !

IH : As-tu un univers privilégié pour le dessin, un qui t’inspire plus que tous les autres ?

MKS : Pas vraiment. Tout dépend de l’humeur du jour et surtout du support. Je réserve l’huile et la gouache pour les paysages généralement. Le crayon et fusain pour les animaux. Et pour info… je déteste faire les personnages !!! Sauf quand ils sont monstrueux, déformés et/ou sanguinolents ! Du coup c’était un véritable défi ces illustr !

IH : Si tu ne devais en garder qu’un ? Tu choisirais l’écriture ou le dessin ?

MKS : Avec le recul et malgré le peu d’expérience : l’écriture. Plus riche. Curieusement plus « visuel » qu’un dessin justement (j’vous avais dit que j’étais paradoxale !).

IH : En dehors du recueil qui va paraître as-tu d’autres projets en tant qu’auteure et/ou illustratrice ?

MKS : Plein ! Des tas ! Un recueil personnel de nouvelles qui seront basées sur un même fil conducteur (et pourquoi pas illustrées… on verra le jour venu !), un autre projet de nouvelles en collaboration avec une auteure que j’adore, peut-être un délire de création avec une autre auteure qui m’a prise au piège de son monde, un… NON… PLUSIEURS nouveaux recueils de nouvelles à illustrer et auxquels je participerai également en tant que plume (peut-être…seulement si j’ai le temps d’écrire… et surtout si je suis retenue !), des concours, des tas de concours pour me tester et évoluer essentiellement, et puis « The Book » en cours depuis 4 ans qui va bientôt partir pour un petit séjour chez mes bêta-lecteurs…. Angoisse totale !!!

IH : Je te remercie pour le temps que tu m’as consacré et te souhaites la réussite que tu mérites.

Merci à toi pour tes questions qui m’ont donné loisir à cogiter ! Perso… dur de trouver la réponse parfois ! Jamais je ne me suis torturé autant la tête !

Lien de la page Facebook de Morrigan : ICI

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